Le débat autour de la gouvernance des contrats pétroliers prend une nouvelle tournure au Sénégal. Le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable la proposition de loi n°37/2026 portant sur le Code pétrolier.
Dans sa décision rendue le 5 octobre 2026, le Conseil constitutionnel considère que l’obligation de soumettre les contrats pétroliers à un débat préalable à l’Assemblée nationale avant leur approbation relève du pouvoir réglementaire et non du domaine de la loi.
Cette décision vient ainsi préciser les limites entre le domaine législatif et le pouvoir réglementaire dans la procédure d’approbation des contrats pétroliers. Autrement dit, selon le Conseil, une telle obligation ne peut pas être introduite par une proposition de loi.
La question revêt une importance particulière dans un contexte où la transparence, le contrôle parlementaire et la gouvernance des ressources naturelles occupent une place croissante dans le débat public.
La décision du Conseil constitutionnel devrait donc alimenter les discussions sur le rôle de l’Assemblée nationale dans le suivi des ressources pétrolières et gazières du pays, ainsi que sur les mécanismes permettant de renforcer la transparence dans la gestion des contrats conclus au nom de l’État.
Au-delà du rejet de cette proposition de loi, le débat reste ainsi ouvert sur la manière de concilier efficacité administrative, contrôle démocratique et exigence de transparence dans la gestion des ressources naturelles du Sénégal.


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